Engagez-vous qu'ils disaient!

Publié le par MiDoRé

Encore et toujours plus à voir avec l'affaire DSK. Lui qui n'était déjà pas en odeur de sainteté au Portugal, symbole du monstre capitaliste, son arrestation a dû enjouer ses détracteurs. Mais l'inquiétude de voir la situation toujours aussi instable demeure. À présent, on parlerait même de Barroso pour lui succéder...Surement un moyen de se rassurer.

Et puis, il y a des élections législatives qui se préparent... Socrates qui ne manque pas de jouer un air de "je vous l'avais bien dit". Un club portugais vainqueur d'une coupe d'Europe ? On en oublierait presque tous nos soucis. La liesse dans les rues, des coups de klaxons aux champs de supporters passionnés, "Pooooooortooooo, Poooooortoooo...".

Une manifestation, une de plus, cette fois anti-militariste, dans les rues de Lisbonne, rendez-vous place du Rossio.

De loin, je vois le Festival de Cannes, expression la plus malsaine du rapport à l'art. Je vomis ceux qui se croient permis d'attaquer des œuvres qui les dépassent. Ceux-là qui n'aiment pas LE Cinéma, mais préfèrent l'assassiner; réfuter toute création plutôt que tenter de comprendre. Car l'incompréhension suscite toujours le déni et le refus de s'abstenir d'un jugement pondéré et réfléchit. (Tiens, une porte qui claque...)

 

Mais voilà, je suis assis dans ma chambre, seul face à la fureur du monde qui se manifeste aussi par des voisins qui ferment leur porte en les claquant à toute heure du jour et de la nuit, et ces chauffeu(a)rds qui font hurler leur avertisseur sonore parce que le conducteur de devant a mis 1/3 de seconde de trop à réagir au feu vert. En plein été, garder sa fenêtre fermée pour cela, j'en ai mal au cœur. En face de moi, un tableau de vocabulaire appris par cœur : un mot, le premier de la lettre G, gasto=usé. Ça fleure bon la dépression là. Non, juste un brin d'énervement et du dépit, beaucoup.

 

Agacé de voir la poésie du quotidien piétinée par des cochons, je rêve d'un lieu où je pourrai me reposer l'esprit. Sûrement qu'étudier, écrire ou lire m'aidera à passer outre cela, mais cela revient sans cesse par vague et ronge toujours plus l'espoir qui était en moi. La jeunesse espagnole se lève, le peuple chilien part en guerre contre des multinationales qui veulent détruire la Patagonie, les Islandais font un doigt aux banques, les dictatures arabes vacillent, certaines s'effondrent, d'autres résistent encore...

Il me faut donc regarder ailleurs que chez moi pour voir le beau advenir. Et que la lumière naît toujours de l'obscurité.

Publié dans Vie courante

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article